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Vu dans la presse : Le président d 'honneur .....

24 janvier 2017 - 09:14

Le parcours inspirant de Thierry Deplanque, revanchard d’une enfance misérable

Thierry Deplanque, Mouvallois, est bien connu dans le monde de l’entreprise et du foot. Patron tout juste retraité de la société ADJI de Linselles et président d’honneur à l’US Tourcoing, la vie semble lui avoir réussi. Pourtant elle a commencé sans famille, sans argent et sans soutien. Il nous raconte son parcours, poignant et inspirant.

Par CLÉMENT MARTINET | Publié le20/01/2017

Parti d’en bas, il est allé de l’avant, convaincu, battant et fier, pour réussir sa vie.

Adolescent, sans famille et sans argent, il dormait sur un banc dans le parc de Mouvaux. Aujourd’hui, il prend sa retraite à 59 ans, après un beau parcours dans les affaires. Thierry Deplanques, bien connu à Tourcoing et ses alentours, n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Abandonné et placé à l’âge de dix mois chez une amie de sa grand-mère, sa vie n’a pas commencé en douceur.

À la rue à 14 ans

«  Quand ma nourrice est décédée, je me suis retrouvé à la rue à 14 ans, je dormais dans le parc et dans des foyers où traînaient des alcooliques de vingt ans de plus que moi  », raconte-t-il, les yeux un peu humides. L’alcool il n’y touchera presque pas, et jamais la bière, on devine pourquoi. Heureusement, car une main s’est finalement tendue vers lui, tout droit sortie de ce tableau noir. Celle d’un ami, Christian Bacrot, qui le présente à ses parents. Ils tiennent l’hôtellerie de la Huchette, anciennement située le long du boulevard Carnot à Mouvaux. Ils décident de le loger, et de lui apprendre la restauration. Là-bas, il rencontre Sylvie, sa femme. Il a 19 ans, elle en a 15. Aujourd’hui, ils ont 35 ans de mariage, trois enfants, et deux petits enfants : «  C’est grâce à elle que je n’ai jamais perdu courage, que je n’ai jamais lâché. C’est mon meilleur soutien, on a connu les mêmes galères et elle a toujours cru en moi.  »

« Je servais mes patrons après le boulot. Je faisais dans les 100 heures par semaine. »

Travail et modestie

La belle histoire commence. À son retour de l’armée, il trouve un nouveau travail chez Campion à Tourcoing, il apprend à faire des jointures et continue à travailler en restauration le soir et les week-ends. «  Je servais mes patrons après le boulot. Je faisais dans les 100 heures par semaine  », sourit-il.

Puis arrive la chance, tant provoquée à force de travail. Son patron décide de racheter une certaine société ADJI, basée à Paris, en 1987, et lui propose la direction technique. Son premier poste à responsabilités. Il ramène les machines à Tourcoing et forme le personnel. Trois ans plus tard, il en prend la direction commerciale, puis la direction totale en 1991. Et en 1997, il rachète carrément la boîte et déménage les locaux à Linselles, dix ans plus tard. «  Toutes ces années, j’ai bossé comme un malade, dit-il. Je voulais tant que mes enfants ne manquent de rien, qu’ils ne connaissent pas ce que j’ai subi.  » Il a désormais revendu l’affaire à la société Latty, son plus gros fournisseur, et vient de prendre sa retraite.

Revanchard sur la vie, poussé par l’envie de construire, plutôt que de subir un passé qu’il n’a pas choisi, Thierry Deplanques demeure un homme modeste. D’après lui, la clé du succès réside dans l’écoute : «  J’ai retenu les conseils des anciens. Ne jamais refuser un boulot, et ne jamais répondre à son chef. Pour apprendre à être respecté.  »

Après s’être confié, il repart au volant de sa Porsche 911 d’occasion. Mais il ne l’aime pas vraiment cette voiture, «  trop tape-à-l’œil, je vais la revendre  ». Modeste, qu’on vous dit.

 

Source Eclair du 20/01/2017

Commentaires

Staff
Patrice Dodin
Patrice Dodin 24 janvier 2017 11:05

Un grand bonheur pour l'UST d'avoir Thierry DEPLANQUE.

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MAGAZINE US TOURCOING JANVIER 2017 N° 1